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Incontinence urinaire : quelles sont les maladies associées ?

Incontinence urinaire : quelles sont les maladies associées ?

La question délicate de la maîtrise de la vessie touche une part importante de la population. Ce phénomène, loin d’être un simple désagrément, peut révéler ou engendrer d’autres complications de santé. En effet, l’incontinence urinaire est parfois le signe avant-coureur d’un trouble plus grave. Voyons ensemble les maladies qui lui sont associées.

Incontinence urinaire

L’incontinence urinaire, fréquemment passée sous silence, impacte pourtant le quotidien de nombreux individus avec plus de 3 millions de femmes et 1 million d’hommes en France qui sont confrontés à ce trouble.
Si aujourd’hui, il existe de nombreux dispositifs facilitant le quotidien des personnes touchées, tels que les protections anatomiques et la poche urinaire pour homme, l’incontinence urinaire peut dissimuler une complication plus sérieuse.

Le sphincter, muscle clé pour la rétention urinaire, entoure l’urètre et permet la continence (fermeture) ou la miction (ouverture). Il arrive parfois que son dysfonctionnement soit provoqué par la pression exercée par d’autres organes, devant le symptôme d’une autre maladie.

Hypertrophie bénigne prostatique et prolapsus

Deux phénomènes distincts peuvent être à l’origine d’une incontinence :

  • Hypertrophie bénigne de la prostate (Hommes) : Une augmentation du volume de la prostate qui, en encerclant l’urètre, gêne l’écoulement des urines et cause des troubles urinaires, surtout chez les hommes de plus de 50 ans
  • Prolapsus (Femmes) : Affaiblissement des muscles du plancher pelvien qui entraîne la descente d’organes comme l’utérus, la vessie, l’urètre, ou le rectum, provoquant des troubles urinaires chez environ 45% des femmes âgées de 45 à 85 ans

Infections urinaires et incontinence

Les douleurs ne sont généralement pas directement liées à l’incontinence, mais elles peuvent être le symptôme d’infections secondaires. En effet, l’incontinence peut favoriser l’apparition d’infections urinaires, dont les symptômes douloureux sont souvent associés à des pathologies telles que la cystite.

Ces infections, conséquences fréquentes de l’incontinence, nécessitent un traitement approprié pour éviter d’éventuelles répercussions sur la santé générale, notamment en prévenant les risques d’atteintes rénales.

Les maladies neurologiques

L’incontinence urinaire peut souvent signaler une affection neurologique, étant donné que la vessie et le sphincter sont régulés par le système nerveux autonome, qui fonctionne sans notre conscience active. Quand la vessie est pleine, le cerveau reçoit des signaux nerveux qui nous font ressentir le besoin d’uriner. Si ce système est perturbé, il peut entraîner une perte de continence.

Parmi les maladies neurologiques affectant ce système, on trouve la sclérose en plaques, qui endommage les fibres nerveuses et peut alterner entre des envies pressantes d’uriner et une incapacité à le faire, entraînant des infections urinaires dues à une vidange incomplète de la vessie.

De même, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson peuvent perturber le fonctionnement urinaire, causant une vidange incomplète et des besoins fréquents d’uriner. Cet état est connu sous le nom de pollakiurie, affectant sévèrement la qualité de vie des patients en raison de l’hyperactivité du muscle de la vessie.

Enfin, les dommages aux nerfs contrôlant la vessie sont une complication fréquente chez les patients diabétiques, généralement après de nombreuses années d’évolution de la maladie, menant à des fuites urinaires et à une perte de la continence.

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