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Comment s’effectue la recherche de polype ?

Comment s’effectue la recherche de polype ?

Le cancer colorectal fait partie des maladies cancéreuses les plus fréquentes, après le cancer de la prostate et du poumon chez l’homme, et le cancer du sein chez la femme. En Belgique, on recense plus de 9 000 cas de cancer colorectal chaque année. La recherche de polype par coloscopie est un des moyens les plus fiables pour détecter à temps ce cancer.

La recherche de polype : quand l’effectuer ?

La recherche de polype est un examen souvent prescrit par les médecins dans le cas de suspicion de cancer colorectal. Votre médecin traitant, un professionnel de santé que vous devez consulter régulièrement, peut donc vous demander de faire un dépistage de ce cancer dans les cas suivants :

  • Sang dans les selles : la perte de sang et la diarrhée répétitive sont des symptômes qui doivent vous alerter et vous pousser à consulter. Le sang peut être est de couleur rouge vif dans ce cas. D’ailleurs, ces deux symptômes entraînent souvent de l’anémie, de la perte de poids et de la fatigue générale. Mais le sang dans les selles peut aussi avoir d’autres origines, comme les hémorroïdes. D’où l’importance de faire des examens médicaux comme l’examen endoscopique.
  • Les palpitations : à cause de la perte de sang et de la diarrhée, qui sont les symptômes les plus fréquents du cancer de côlon, le patient est souvent sujet à une déshydratation. Et c’est cette déshydratation qui réduit l’oxygénation du sang et accélère le rythme cardiaque.
  • Les troubles du transit intestinal : un changement rapide du transit intestinal peut présager un cancer du côlon. Cette modification s’accompagne souvent de diarrhée, de constipation ou d’une fausse envie d’aller à la selle.

Selon les médecins et les spécialistes, la recherche de polype s’avère utile à partir de 50 ans. On recommande même cet examen pour surveiller certaines maladies, comme la maladie de Crohn et la maladie cœliaque. Découvrez ici ce qu’il faut savoir sur le dépistage du cancer colorectal afin que votre cas soit pris en charge à temps.

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Comment s’effectue la recherche de polype ?

La détection de polypes du colon et du rectum se fait en général par rectocoloscopie, aussi appelée « coloscopie ». Il s’agit d’un examen permettant d’observer l’intérieur du rectum et du côlon à l’aide d’un endoscope.

La coloscopie n’est en aucun cas une opération douloureuse. Elle se réalise sous anesthésie générale légère. Note : lors de la coloscopie, le gastroentérologue peut procéder à l’ablation des polypes détectés avant qu’ils ne se transforment en cellules cancéreuses. Cette opération se déroule en deux étapes :

  • La phase préparatoire
  • La phase de réalisation

La phase préparatoire

Afin d’obtenir un résultat fiable, le patient doit suivre les protocoles de préparation avant la séance de coloscopie. On parle de préparation colique. Parmi les protocoles se trouve un régime spécifique appelé « régime sans résidu » à suivre 3 jours avant l’examen. Il consiste à réduire la fréquence et la quantité de selle en :

  • évitant les fruits et les légumes entiers
  • privilégiant les viandes, les poissons maigres et les féculents

Des produits de lavage intestinal viennent compléter ce régime. Le patient doit en prendre plusieurs fois avant l’examen.

Il est important de suivre à la lettre la préparation colique. Elle joue un rôle important dans les performances diagnostiques de la coloscopie. C’est cette préparation colique qui va aussi conditionner le taux de détection de polypes. Plus votre intestin sera « propre », plus la coloscopie détectera facilement les polypes. En cas de mauvaise préparation, l’examen peut être jugé non fiable et incomplet. Il se peut même que l’examen soit à refaire quelques jours après.

La phase de réalisation

La coloscopie est un examen médical effectué par un gastroentérologue. Pour ce faire, il utilise un endoscope. Il s’agit d’un examen qui se déroule sous anesthésie générale, ce qui fait que le patient ne ressent pas la douleur.

La coloscopie consiste à introduire par voie rectale un tube souple doté d’une caméra vidéo. La caméra va donc permettre au praticien de visualiser les parois du rectum, du côlon et du gros intestin. Le but est de détecter à chaque parcelle l’éventuelle présence de polype. Ce qui fait que la coloscopie est une opération minutieuse.

Pour garantir la fiabilité des résultats, l’examen doit être complet. Ce qui signifie que le gastroentérologue doit pouvoir remonter l’endoscope vers le colon droit et voir l’orifice de l’appendice au niveau du cæcum.

Dans le cas où le professionnel détecterait des polypes au niveau du rectum ou du colon, il procédera à une polypectomie endoscopique. Autrement dit, il enlève un à un les polypes. Dans ce cas, le médecin peut adjoindre à l’endoscope une pince pour effectuer l’ablation. Les polypes retirés passent ensuite sous un examen anatomopathologique. C’est un examen qui consiste à analyser au microscope les cellules et les tissus prélevés. Il a pour objectif de définir s’il s’agit d’un cancer ou non.

recherche de polypes

Quels sont les autres moyens pour rechercher des polypes du rectum et du côlon ?

Jusqu’à maintenant, la coloscopie se présente comme la meilleure solution pour rechercher des polypes dans le cadre d’un dépistage ou d’une prévention du cancer colorectal. C’est la seule technique qui permet en même temps de procéder à l’ablation en cas de détection.

Toutefois, la coloscopie est impossible pour diverses raisons : contre-indiquée au patient ou non acceptée par le patient. Devant ces situations, deux possibilités s’offrent au patient :

  • La coloscopie virtuelle par scanner
  • La vidéocapsule colique

La coloscopie virtuelle par scanner consiste à produire des images en coupes fines (1 mm) du corps en quelques secondes. Ces images vont ensuite être transférées vers un ordinateur et traitées par un spécialiste.

Quant à la vidéocapsule colique, elle se réalise grâce à une mini caméra sous forme de petite gélule que le patient avale. Cette caméra va transmettre des images lorsqu’elle va parcourir l’intestin. Les images seront transmises par un enregistreur externe que le patient porte à la ceinture.

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